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 Only Human ▬ Sullily ♥

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Inhabitants of Pagford

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MessageSujet: Only Human ▬ Sullily ♥   Ven 30 Oct - 10:15


ONLY HUMAN
  ft. SULLILY ♥



« keep calm and be human »
Breathe in, breathe out
Let the human in
Breathe in, breathe out
And let it in
Plants awoke and they slowly grow
Beneath the skin
So breathe in, breathe out
Let the human in


L’ombre se posait doucement sur la courbe indéfini du temps, les saisons ne ressemblaient plus à celles que le jeune homme, clope au bec, avait connu. Il lui semblait qu’il ne reconnaissait plus cette terre, que les mots qui avaient autrefois désignés les choses disparaissaient, ne laissant qu’une trace amer de leur passage d’autrefois en ce monde. Sullivan O’Breaden n’était pas du genre nostalgie ou dépressif, mais parfois on pouvait lire dans ses yeux ce sentiment profond de mélancolie, la teinte noir de ses prunelles se parait d’un autre éclat, bien plus terne, et ses paupières se rapetissaient comme s’il scrutait le détail là ou se posait son regard.
A la fenêtre du bureau de l’accueil de Statton au premier étage, il regardait le parc et ses arbres  qui se paraient de couleurs légèrement orangées. Il avait accepté de relever le gardien le temps que ce dernier aille chercher quelques dossiers dans l’autre aile du château. Il ne lui faudrait pas longtemps, et Sullivan n’avait rien d’autre à faire, on l’avait dispensé de tout travail après qu’il ait du courir dans tout le village derrière le cul de son nouveau petit protéger qui avait tagué les murs de la petite cantine de Sweetlove. Parfois l’irlandais se prenait à penser qu’il était temps de changer de métier, qu’il ne pourrait pas faire cela éternellement, mais au fond il savait qu’il ne voulait pas faire autre chose. C’était étrange, lui qui quelques années plus tôt pensait ne rester entre ces murs que quelques mois, voilà qu’il signait pour une bonne partie de sa vie.
Des bruits de pas, plutôt des bruits de course. Sully soupira entre sa barbe en jetant le filtre de sa cigarette dehors. Puis referma la fenêtre sans aucune délicatesse.
Que ce passait-il encore ?
La porte du bureau de l’accueil s’ouvrit à la volé, et ce fut un visage qu’il ne s’attendait pas à voir qui l’observât un instant, avec cette stupeur et cet affolement propre aux personnes qui apportent une mauvaise nouvelle. Une stupeur partagée, car tandis qu’il croisait les bras sur sa poitrine musclée, l’éducateur se surprit à se demander ce que Garrett le cuisinier avait à s’affoler ainsi un soir si tardivement.

« Sully … Qu’est ce que tu … » Oui la stupeur, ce n’était pas son rôle de garder un bureau comme ça.

« ah et puis zut c’est peut-être mieux ainsi. Lily-Jo elle … » Sullivan sentit son dos se raidir. Peu de gens le savaient bien qu’ils ne s’en cachaient pas, Garrett et Lily-Jo étaient demi-frère et sœur. Sully c’était toujours bien entendu avec le cuisinier, c’était un type bien, mais il était qui plus est proche d’une tout autre manière de la jolie infirmière.

« … elle est mal, je ne sais pas ce qui se passe, elle s’est cachée dans les cuisines, je ne peux rien faire tu vois … »

L’irlandais n’attendit pas d’en savoir plus et se précipita à travers le couloir, courant aussi vite qu’il le pouvait. La cuisine était dans la même aile du château au rez de chaussé, il ne mettrait pas longtemps pour arriver là-bas. Cette course lui rappelait étrangement un autre soir où il avait dû se porter au secours de la demoiselle, un secours dont le souvenir avait provoqué leur rapprochement physique. Un souvenir douloureux dans le cœur de la jeune femme, et violent dans celui du jeune homme. Une douleur et une violence qui n’avait jamais pâti sur leurs rapports emprunts de bestialité. Mais depuis qu’ils avaient franchi la ligne qui les séparait en tant que simple collègues, de nombreux évènements avaient secoué l’établissement, et leurs vies. Ils avaient continué à se voir, sans pour autant jamais parlé de leur relation.
Sully avait quelque peu changé, il le sentait, il n’était plus vraiment le même, il avait simplement accordé ça au fait qu’il prenait un peu plus soin de lui-même, il rangeait sa chambre, essayait de sentir meilleur, et puis il avait repris la cigarette.
L’éducateur entra dans la cuisine, le souffle cours. Sa poitrine se soulevant et s’abaissant en tirant son polo gris sur ses pectoraux. Les poings serrés autour de ses éternelles mitaines. Cherchant du regard ou pouvait se trouver la demoiselle.

« Lily … »

Un hoquet noyé de larmes se fit entendre, et il se précipita dans la direction du bruit. Elle était la recroquevillée. Elle n’avait plus rien de la jeune femme qui avait partagée ses nuits, elle n’était ni effarouchée ni électrisante, elle était perdue. Perdue et effrayée. Sullivan s’accroupit prêt d’elle en passant sa main sur la tête de l’infirmière. Un geste de proximité qui incitait au calme et qui fonctionnait une fois sur deux avec les étudiants de Sweetlove.

« chuuuut, qu’est ce qui se passe ? »

Ce n’était plus l’amant qui parlait, ce n’était plus l’ami qui partageait une bière le soir dans la pénombre d’une lampe de chevet. C’était l’éducateur, habitué et préparé à ce genre de situation et qui pouvait soit vous rassurer dans une étreinte douce soit vous faire une clef de bras si les choses se corsaient, c’était un autre Sullivan encore, plus  automatique qu’humain, mais qui avait toujours bien fait son job, ça c’était certain.
(c) made by panic!attack


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IRISH COFFEE
I'm not a super hero, and sometimes I feel like I'm just here for save the apparence (⚡️) Sullivan O'Breaden

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MessageSujet: Re: Only Human ▬ Sullily ♥   Mer 25 Nov - 17:59


ONLY HUMAN
  ft. SULLILY ♥



« keep calm and be human »
Aujourd'hui, après sa journée à l'infirmerie, Lily-Jo avait ouvert le courrier du jour. Elle lut ce papier officiel sans vraiment y faire attention jusque ça la frappe. Elle avait réussi. Elle l'avait. Mais quand elle ouvrit la bouche pour exprimer ses sentiments, ce ne fut pas une exclamation de bonheur qui en sorti mais un cri de douleur qui lui broya le ventre. En cette fin d'octobre, Lily-Jo Miles venait de recevoir son diplôme de kinésithérapeute. Et Charles Statton, l'homme qui l'avait mise au pied du mur vis à vis de son avenir à Sweetlove House, qui l'avait involontairement poussée vers ses études de médecine, qui l'avait encouragée dès le début, qui lui avait offert par deux fois un foyer et qui lui avait permis de prendre le temps pour préparer ce concours, était mort. Il ne pourrait pas voir ce fichu bout de papier tant attendu et qui ne signifiait plus rien aux yeux de Lily-Jo.
A bout de souffle, son cri s'était tu petit à petit et sa tête lui avait tournée sous la pression exercée sur ses tempes. Et comme un animal blessé, son instinct lui avait dicté de courir se cacher loin de tout, loin de ces joies qui devenaient des peines, de cette chambre où était née son histoire avec Sully qu'elle avait vécu à l'insu de Charles, loin de ces couloirs où elle le cherchait encore parfois, lui rappelant que son deuil n'était pas fait depuis plus de cinq mois.
Dans sa course folle, elle cherchait désespérément un endroit où se réfugier, se cacher et n'en ressortir qu'une fois ce mauvais rêve terminé. La porte de Sully resta fermée malgré ses coups de poing et quand elle entendit un bruit dans le couloir, Lily-Jo sembla se ressaisir un instant, elle ne pouvait pas prendre le risque de croiser quelqu'un dans cet état. Elle devait se trouver un lieu où exprimer sa peine, et alors qu'elle pensait à la figure paternelle de Charles Statton, celle de Gareth et son regard fraternel s'intercala à celle de l'ancien directeur. Elle finit sa fuite dans la luminosité réduite des cuisines et commença à chercher un signe de vie de Gareth. Pourtant, dès que celui-ci l'aperçut, s'étonne et s'inquiéta de sa présence, les pleurs redoublèrent sur ses joues roses. Elle ne pouvait pas, ils n'avaient rien en commun, ils ne partageaient rien d'autre que la moitié d'un ADN. Et avant qu'elle s'en rende compte, elle lui cria dessus.

« Dégage ! DEGAGE ! »

Et heureusement pour eux, Gareth quitta la cuisine quasi instantanément. Les larmes ne s'arrêtaient pas et comme une enfant punie dans un coin de sa chambre, son corps se balançait d'avant en arrière, essayant de trouver le rythme berçant de l'étreinte maternelle qu'elle n'avait jamais vraiment connue. Elle avait cru que le froid du carrelage lui ferait du bien, qu'il calmerait cette chaleur qui semblait vouloir sortir par chaque pore de sa peau et lui donnait envie de se l'arracher. Elle se faisait violence pour ne pas se griffer car elle savait que si elle commençait, ça serait jusqu'au sang. Les minutes passèrent où elle tenta de camoufler ses soubresauts de douleur qui résonnaient beaucoup trop dans cette pièce froide, se mordant parfois le dos de la main.

« Lily... ? »

Elle crut un instant que son désir lui jouait des tours, mais en entendant sa respiration se rapprocher et sa fête apparaître, les larmes coulèrent à nouveau à la vision de Sully. Il n'y avait que lui qui l'appelait ainsi, qui s'en était octroyé le droit et à qui elle avait donné une autorisation muette. D'autres, et ce depuis sa naissance, avaient essayé mais s'étaient vis reprendre par un « Lily-Jo » glacial. Même ses proches, luc son défunt père ou Jaya ne l'avaient nommée comme ça, elle avait toujours rejeté ce diminutif. Mais quand Sullivan l'avait susurré au creux de son oreille lors d'une de leur nuit précédente, encore perdue dans des sensations nouvelles, l'idée de le reprendre ne lui avait pas parcouru l'esprit.

« Chuuuut, qu’est-ce qui se passe ? »

Lily-Jo s'accrocha à lui comme si elle était en train de se noyer et qu'elle tentait de garder la tête hors de l'eau. Depuis le début de leur relation s'ils pouvaient appeler ça ainsi, elle s'était interdit tout geste affectueux envers l'éducateur. Elle n'avait pas été une enfant très tactile, même envers les Miles, la faute peut-être au manque de chaleur de sa mère adoptive qui très vite, ne l'avait finalement pas vraiment acceptée dans leur vie. Lily-Jo n'était pas dans les effusions et grandes démonstrations d'affection et ne se permettait des rapprochements que lors de leurs nuits ensemble. Il n'y avait pas de mot pour définir le lien pseudo secret qu'elle avait avec Sully O'Breaden, l'explication la moins complexe et qui ne nécessitait pas trop de questionnement était une relation de sex-friends mais rien n'est immuable dans ce monde et en tant que bonne scientifique la jeune femme aurait dû le savoir. Il devenait pourtant dur de ne pas se caler au creux de son bras ou de passer une jambe par dessus les siens pour maintenir encore quelques instants la chaleur et plénitude de leur étreinte moite. Mais avec ces deux écorchés vif, il était difficile d'instaurer de tels gestes sans se donner l'impression de se promettre quelque chose qu'ils n'étaient pas prêt à s'offrir. Chaque matin était une crainte de découvrir un lit vide suite à un enlacement involontaire qui aurait fait fuir l'Irlandais. Il serait vraiment trop stupide qu'ils repartent sur des regards furtifs et des phrases de deux mots uniquement à cause d'un réflexe moteur dans son sommeil.

« J'ai réussi... J'ai réussi. Et il est mort... », continua-t-elle de pleurer.

La mort de Charles remontait à plusieurs  mois et son deuil était extrêmement difficile. Quand l'annonce était tombée de nulle part, lourde, sans appel, elle avait tournée en rond dans sa chambre comme un lion en cage, la poitrine bloquée par la panique, se rongeant les ongles, incapable d'aligner deux pensées cohérentes. Elle avait finit par ouvrir brusquement son armoire et avait jeté sa valise sur son lit pour la remplir et partir d'ici au plus vite. Lily-Jo ne connaissait que ça, la fuite, quand les choses se corsaient, il fallait un plan de secours. Charles n'était plus là, elle devait quitter le château rapidement, loin de la mort, loin du changement qui la désarçonnait totalement. On aurait pu penser que Lily-Jo était rodée face à ce type de scénario : perdre une figure paternelle, être rejetée, prendre ses jambes à son cou. Pourtant la vraie dernière perte aussi violente remontait à la mort de Luc. Au fil des ans, Charles était passé de sauveur à père de substitution dans l'esprit de l'infirmière. Ils n'avaient pas de tels rapports mais le directeur savait qu'il pouvait compter sur la fidélité et le respect de Lily-Jo et la jeune femme voyait en lui quelque chose qui lui permettait de se construire un semblant d'équilibre dans cette vie déjà bien déchirée. Tout ce travail s'était comme envolé avec le décès de Charles, il n'y avait plus que la peur et les tremblements alors qu'elle fourrait à la hâte le peu d'affaires qu'elle possédait, comme si, quelque part, elle n'avait jamais prévu de rester, jamais voulu vraiment s'attacher trop profondément. Mais en attrapant son vieux sweat universitaire elle dû se rendre à l'évidence que le changement était déjà en route depuis plusieurs mois sans qu'elle ne proteste vraiment contre. Comme ses regards en coin à l'encontre de Gareth qu'elle essayait de cacher, comme le faux agacement quand elle prenait Angelina dans ses bras qu'elle tentait d'afficher. Comme ce vêtement qui lui rappelait sans cesse qu'elle avait trouvé un ami, une échappatoire bienvenue. Elle s'était laissée tomber sur son lit et avait pleuré. Mais elle était restée.

« Qu'est-ce qu'on fait... », dit-elle horrifiée, dans un souffle douloureux.

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“No one ever told me that grief felt so like fear.”
"He's dead. Charles is dead".

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